Le travail du fer


Qu'est-ce qui permettait, à l'âge de fer, la construction de sites importants comme les remparts circulaires d'Otzenhausen ou les riches tombes princières de Schwarzenbach dans le Hochwald?


Les raisons de cette richesse ont leur origine dans les minerais de fer de la région. Les "strates de Lebach", dont l'extraction se faisait dans les mines à ciel ouvert, fournissaient une grande quantité d'argile ferrugineuse. Aujourd'hui encore, de nombreuses fosses, comme par exemple celle de l'étang "Kloppbruchweiher", située à proximité du point de départ sur le parking forestier, témoignent de ces mines à ciel ouvert.


Les "Œufs de Lebach" (pierres en forme de rein) que l'on trouve ici contiennent des fossiles.


Les minerais étaient extraits, rassemblés et laissés à l'extérieur pour que le gel et les intempéries se chargent de séparer la roche normale de celle contenant le minerai. Puis, la matière brute contenant le minerai était fondue et forgée afin d'en faire des outils et des armes.
Les premières expertises des scories et des produits finis provenant des fouilles sur le "Hunnenring" ont révélé un procédé de forgeage qui donnait au fer la consistance de l'acier grâce à des températures très élevées (jusqu'à 1 000 °C) et une technique de refroidissement répété à l'air.


Si ces résultats devaient se confirmer lors d'expertises en série, la particularité de la production locale serait alors démontrée : elle résidait dans la fabrication de l'acier. À l'époque de la deuxième moitié du Ier siècle avant J.-C., ce savoir était sûrement très précieux et justifiait tout aussi bien une densité de peuplement élevée que la taille du site sur le Dollberg et la richesse des tombes.